Sujet: holly jack • bang-bang, we're beautiful and dirty rich Mar 19 Jan - 2:16
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Holiday Jacqueline Laurent
Né(e) le 20 janvier 1988, à Milan, Italie. Habite au 1148 5th Ave, 10128, UES. " Socialite ambitieuse " ; Sans enfants. {♥} Célibataire {} En couple {} Marié(e)
Two steps - two steps - two steps.
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« Holly! »
Holiday se retourna, rejetant sa longue chevelure caramel derrière son épaule frêle. Tout en extirpant de sa bouche la cigarette Yves Saint-Laurent qu'elle mordillait depuis un moment et en soufflant une épaisse fumée noire, elle adressa un sourire en coin à un homme qui agitait désespérément la main vers elle, un appareil photo à la main. Comme c'était chou, ce genre de pseudo-paparazzi qui, à défaut de courailler après une quelconque star trop célèbre, prenait des clichés de jolies jeunes mondaines qui, à coup sûr, se révéleraient beaucoup plus intéressantes par la suite - du moins c'est ce que croyais dur comme fer Holiday. Elle venait de sortir du Bungalow 8, au coeur de Chelsea, quoique la soirée fut encore jeune. Elle détestait ce genre de jour où le club était rempli de vieux businessmen et d'horribles sosies de Paris Hilton - qui se frottaient sans vergogne contre ces magnats de la finance.
Après avoir posé quelques instants pour le photographe en herbe, elle héla un taxi qui approchait et s'y engouffra gracieusement, balançant au chauffeur morne son adresse d'un air blasé. Tout en pianotant sur son BlackBerry dernier-cri, elle regarda défiler New York, ne pouvant s'empêcher d'admirer chaque lumière, chaque magasin, chaque passant. Elle adorait cette ville, qui était l'endroit qui l'avait vu grandir. Elle avait beau avoir vu le jour à Milan, un 20 janvier - au coeur de la « Milan Clinic », une clinique privée qui, au grand bonheur de Lady Evelynn Laurent, comprenait l'anglais - on l'avait rapidement rapatriée à New York. Son père, Jacques Laurent - un homme dont il ne restait de français que son nom - avait été très surpris, mais néanmoins content, de voir sa femme revenir de sa cure thermale avec le bambin tant attendu dans les bras. Sur le coup d'une lubie, Lady Evelynn avait décidé de la prénommer Holiday, en l'honneur de nul autre que Holly Golightly, héroïne (et escort girl) du film Breakfast at Tiffany's, mais elle avait eu la gracieuseté de laisser à son mari le choix du deuxième prénom. Monsieur Laurent s'aimant assez pour donner la version féminine de son nom à sa fille, Jacqueline en avait résulté, qui s'était rapidement transformé en Jack avec le temps - beaucoup plus simple à prononcer mais surtout, beaucoup plus glamour, avec sa sonorité androgyne.
La voiture s'arrêta finalement devant un bel appartement en brique, au coin de la 96th Street et de la 5th Avenue, construit par un certain J.E.R. Carpenter qui était l'auteur de plusieurs autres townhouses dans l'Upper East. Celle qui était désormais connue sous le nom de Holly Jack Laurent débarqua prestement, gratifiant le chauffeur de quelques billets, et s'avança vers l'hôtel particulier de sa démarche féline. Elle salua le portier d'un signe de tête poli - il était nouveau et elle ne le connaissait pas assez pour se permettre des familiarités. Elle prit l'ascenseur jusqu'au dernier étage, où se situait le penthouse qui était dans la famille Lindwall - le nom de jeune fille de Lady Evelynn - depuis déjà trois générations. Elle ôta ses plateformes Louboutin en suède et tira sur le bas de sa robe Versace - acheté en rabais au Bergdorf -, au cas où elle croiserait sa mère, puis ouvrit doucement la porte. Ses parents n'étaient pas au courant de l'étendue de sa débauche. En fait, ça devait leur être bien égal - tant qu'elle ne faisait pas la une de New York Times morte d'une overdose où qu'elle ne soit pas dans la section people en train de danser nue sur une table. Disons qu'entre le travail, les soirées caritatives, les voyages et le shopping, ils n'avaient pas le temps de s'inquiéter pour leur fille dissipée. Ses pieds nus frôlèrent le tapis moelleux qui recouvrait le sol du hall, alors qu'elle se dirigeait sans faire de bruit vers la salle de bain, histoire de se démaquiller un brin. Cela fait, elle s'observa un instant dans la vaste glace, scrutant ses sourcils soigneusement épilés, ses charmantes fossettes et sa chevelure caramel - sa couleur naturelle, à peine éclaircie. Holiday était très belle, c'était quelque chose de connu au sein du cercle mondain de Manhattan, mais elle n'avait jamais vraiment percé ailleurs que sur Gawker. Ce qui l'énervait beaucoup, quoiqu'elle se garde de l'afficher ouvertement, car après être revenue diplômée de la faculté d'anglais d'Oxford au printemps - un diplôme très certainement inutile -, elle espérait malgré elle enfin pouvoir quitter son statut à la Cory Kennedy et devenir une vraie célébrité, après qui les paparazzis couraient (et non l'inverse!) et qu'on verrait dans Vogue et Harper Bazaart. Pourtant, malgré tous ses efforts - elle avait réussi à se faire inviter au gala annuel du MET Costume Institute et celui des MTV Movie Awards - elle attendait toujours qu'on la reconnaisse dans la rue. Tout en glissant sa nuisette en satin de La Perla sur sa silhouette svelte, elle ne put s'empêcher de se questionner. Peut-être était-elle trop maigre, pas assez grande, trop trash? C'était vrai qu'elle avait plus l'air d'une gamine irresponsable que d'une femme, une vraie... En tout cas, ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas l'argent, ni les contacts! Son père était le dirigeant d'une firme de droit environnemental qui roulait sur l'or, et sa mère faisait partie de l'aristocratie anglaise. De plus, elle connaissait tout ceux qu'elle se devait de connaître - éditeurs, socialites, mannequins, PDG -, alors le problème n'était sûrement pas là. Tout en étouffant un petit soupir contrit, elle songea qu'à son âge, elle devrait songer à se trouver une spécialité. La mode, l'acting? Sûrement pas le chant, en tout cas. Holiday chantait comme une casserole. Mais, visiblement, Lindsay et Nichole remplissaient toute la place qu'il y avait pour les célébrités qui ne faisaient rien de particulier.
Son BlackBerry vibra sur le comptoir, dans un petit bourdonnement métallique, la tirant de ses pensées. C'était son amie Beth, qui lui écrivait pour la soirée à venir. « T'es où? Monkey Bar demain? » Holiday répondu prestement, ses doigts volant sur les petites touches scintillantes, tandis qu'elle se demandait ce que ses amies diraient si elle entendaient parler de ses rêves de grandeur. La plupart d'entre elles, après être revenues de facs telles que Yale et Harvard, pensaient s'amuser encore quelques années, puis épouser un riche héritier, s'acheter un appartement donnant sur Central Park et avoir deux ou trois bambins avec des noms extravagants. Le moment le plus excitant de leurs futures vies? Probablement le moment où elles potineraient lors d'un déjeuner guindé dans Carnegie Hill. Dur, dur, la vie d'une Park Avenue Girl! Oui, Holiday comptait probablement faire cela un jour (à 50 ans, oui!) mais avant, elle voulait avoir fait quelque chose de différent, avoir été quelqu'un, éternelle enfant qu'elle était. Et l'extrême célébrité avait toujours semblé être le moyen pour y parvenir.
Elle eut soudain l'envie de boire tout l'alcool, de fumer tous les joints, d'avaler toutes les pilules, de piquer sur tout les corps, de danser dans toutes les boîtes, de vomir dans toutes les toilettes qu'il existait dans le monde - histoire de s'oublier et d'oublier ses envies irréalistes. Elle n'était pas particulièrement junkie ni alcoolique, mais il lui arrivait parfois de coups de blues ou seule l'ectasy pouvait lui remonter le moral, et côté boisson, elle ne se saoulait qu'avec du Bacardi ou du Triple Sec... Bon, d'accord, oui elle l'était. À vrai dire, le seul point où Holiday était vraiment, totalement, entièrement sobre, c'était les hommes ; elle était encore vierge. Oui, elle les embrassait au hasard, mais jamais elle n'allait plus loin. Curieusement, pour une jeune fille qui ne semblait plus avoir la moindre vertu, elle attendait discrètement l'homme de sa vie et l'idéalisait. Prise d'une soudaine bouffée d'inspiration, elle sortit de son sac Valentino un paquet de cigarettes Dunhill et un stylo Mont Blanc et gribouilla quelques mots de son écrire ronde et élégante - aux O et aux L fantaisistes.
« Je suis une vrai bordel, une gamine déjantée ; un mélange étourdissant de lubies, de fantasmes, d'addictions, de frivolités, de travers, le tout saupoudré d'un brin d'idéalisme. »
Puis, Holiday sourit à son reflet dans la glace et ferma la lumière. Il était l'heure de dormir et de rejoindre l'endroit qui lui seyait le mieux ; le pays imaginaire, le pays où n'importe quelle jeune fille esseulée, s'heurtant à la réalité et aspirant à quelque chose d'impossible se sentirait chez elle.
▬Who Are You
Ton Pseudo :; Ah gnu? Je ne sais plus. : D Ton Age :; 16 ans. (a) Ton Avatar :; Miranda Kerr, qui m'a trop manqué. Acceptes tu de partager ton avatar ? :; Arf, j'aurais tendance à répondre non, égoïste que je suis! Si quelqu'un tient absolument - je dis bien ABSOLUMENT - à avoir Miranda, je peux peut-être - je dis bien PEUT-ÊTRE - négocier, mais disons que c'est négatif pour le moment. Que penses-tu du forum ? :; Hum? À votre avis? C'est LE MEILLEUR DES MEILLEURS! Comment trouves-tu la reconstitution de NY ? :; Trrrès, très réussie, évidemment. Comment as-tu atterri ici ? :; Mon avion a crashé :yc: Multinick :; Mouiii. (a) Personnages :; ( ) PV ( ) Scénario (X) Personnage inventé ? Le mot de la fin ? :; LET ME SEE THAT FANCY FOOTWORK.
Dernière édition par Holiday J. Laurent le Ven 22 Jan - 16:56, édité 47 fois
Sujet: Re: holly jack • bang-bang, we're beautiful and dirty rich Mer 20 Jan - 13:25
bienvenue sur YC ♥
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Comme une enfant qui rêve au Prince Charmant, un sentiment qui trouble et qui surprend, je ferme les yeux et tout est si différent, c'est le début je le sens. On ne m'a rien dit, je savais que c'était toi, qu'une autre vie, commençait ce jour là, une évidence, une prière, une urgence, qui devient nous.